En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Centre de Recherche en Nutrition Humaine (CRNH) Ouest Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) Université de Nantes Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes Ecole Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l'Alimentation - Nantes Atlantique (ONIRIS) Association de gestion du Centre de Recherche sur Volontaires sains (ACRV) Logo partenaire

Centre de Recherche en Nutrition Humaine (CRNH) Ouest

Lait maternel et contaminants chimiques

Les niveaux de concentrations des contaminants chimiques recherchés (polluants organiques persistants de type dioxines, polychlorobiphényles, retardateurs de flamme polybromés) apparaissent globalement inférieurs dans les prélèvements de lait maternel collectés chez des mères Françaises par rapport à ceux observés dans des prélèvements issus de mères scandinaves. Les proportions relatives de ces différents contaminants diffèrent d’un pays à l’autre, avec notamment un rapport PCB/dioxines plus élevé en France.
© Inra-Oniris, Laberca
Des niveaux et des signatures d’exposition variables selon les pays.

Il est aujourd’hui bien établi que l’alimentation de la femme enceinte influence la composition du lait maternel. En fait, ce dernier reflète plus globalement leur environnement et leur style de vie. A côté de ses composantes nutritionnelles et bioactives, la présence de contaminants chimiques doit ainsi être prise en compte pour une approche bénéfice-risque plus intégrative. Les sources d’exposition à ces contaminants sont toutefois très variables entre les populations et à ce jour, les données épidémiologiques restent limitées. La variabilité interindividuelle en terme de métabolisme et de susceptibilité quant à l’impact de ces contaminants est également à prendre en considération pour une évaluation du risque adaptée.

Une caractérisation de plusieurs centaines de prélèvements de lait maternel collectés chez des femmes françaises, danoises et finlandaises, a été réalisée dans le cadre de programmes de recherche régionaux et européens. Un panel étendu de substances a été caractérisé, qui incluait les dioxines, les polychlorobiphényles (PCBs), les retardateurs de flamme polybromés, et les pesticides organochlorés. Les niveaux d’exposition des mères françaises se sont avérés  significativement inférieurs à ceux des mères nordiques. S’agissant de la famille des pesticides, le principal métabolite du DDT (le p,p’-DDE) est clairement le principal contributeur en termes d’exposition. L’existence de signatures d’exposition (proportions relatives des différents contaminants) différentes pour les trois sous-populations étudiées a également été mise en évidence.

Les différences observées sont à rapprocher de facteurs environnementaux, alimentaires et/ou génétiques. Le lien entre cette exposition et la santé des nouveau-nés reste à étudier. Sur le plan descriptif, ces données sont utiles pour estimer l’exposition du nouveau-né allaité, mais aussi comme indicateur de l’exposition interne de la mère et du fœtus durant la période de gestation.

Partenaires : cette étude a été conduite par le LABERCA, en collaboration avec l’Unité PHAN, le CHU de Nantes, et l’Hôpital Royal de Copenhague.

Publication associée : Antignac, J. P., Main, K. M., Virtanen, H. E., Boquien, C. Y., Marchand, P., Venisseau, A., Guiffard, I., Bichon, E., Wohlfahrt-Veje, C., Legrand, A., Boscher, C., Skakkebæk, N. E., Toppari, J., & Le Bizec, B. (2016, In Press). Country-specific chemical signatures of persistent organic pollutants (POPs) in breast milk of French, Danish and Finnish women. Environmental Pollution. http://dx.doi.org/10.1016/j.envpol.2016.07.069

Voir aussi

Site web du LABERCA:

http://www.laberca.org/